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PROPAGER LE SAVOIR POUR AUTONOMISER ET LIBERER
Projet 08
Reconquérir la souveraineté africaine par la data géospatiale. le projet Geodev Africa
Depuis de nombreuses années, à titre personnel et à travers ma fondation “Singularity for Universality”,
je m’investis dans la recherche de solutions originales de développement durable, souverain et endogène
pour nos pays africains et leurs populations.
Je me permets de revenir vers vous aujourd’hui afin de vous soumettre une approche nouvelle, à la fois
innovante et fondée sur les hautes technologies, susceptible de répondre à l’un des problèmes structurels
majeurs qui lient nos États à des créanciers dont l’horizon est trop souvent limité au profit maximal à
court terme et à la mainmise sur nos ressources : la question de la solvabilité.
Un proverbe africain nous enseigne que « la main qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne
». Ce constat, issu de la sagesse populaire, a des conséquences profondes et souvent délétères pour nos
pays. Or, la fenêtre historique qui s’est récemment ouverte offre des opportunités d’affranchissement
inédites, voire inespérées, pour ceux qui sauront les saisir.
La chute du mur de Berlin en 1989, suivie du discours de La Baule en 1990, avait consacré la victoire
proclamée de l’Occident dans la guerre froide et, avec elle, l’idée d’une prétendue « fin de l’Histoire »,
marquée par l’hégémonie du néolibéralisme capitaliste. Cette séquence est aujourd’hui révolue, non par
défaut de confrontation, mais au contraire par l’excès de conflits et de violences.
La domination occidentale reposait en grande partie sur un avantage aujourd’hui perdu : la cohérence
entre le discours, les valeurs affichées et les pratiques réelles. En se dispensant eux-mêmes de respecter
les principes qu’ils ont édictés, ses promoteurs ont affaibli le socle moral de leur légitimité. Cette
incohérence ouvre une brèche historique qui permet d’envisager une voie souveraine.
L’histoire, marquée par des siècles d’esclavage, de colonisation et d’acculturation, nous impose
d’apprendre à désapprendre, de renouer avec nos propres valeurs et notre propre récit afin d’écrire
nous-mêmes l’avenir du continent africain. Utopie, diront certains — oui, si nous ne nous en donnons
pas les moyens.
Or, ces moyens existent aujourd’hui. L’intelligence artificielle, l’accès élargi au savoir, les technologies
avancées et les nouvelles capacités de calcul offrent des perspectives concrètes pour l’élévation des
compétences et la planification souveraine du développement.
C’est ici, Excellence Monsieur le Président, que la question du financement et de la souveraineté
économique devient centrale. Après la guerre froide, l’Afrique n’a pas connu la liberté promise, mais
une nouvelle forme de dépendance fondée sur l’endettement et la captation de valeur.
Dans ce contexte, l’affaiblissement du modèle dominant et la montée en puissance du Sud global
constituent une opportunité historique. Toutefois, entre deux blocs concurrents, il nous appartient de
tracer une troisième voie : celle de la souveraineté véritable.
Médard Mbemba, lettre à un président africain


































